Test produit à Chamonix.
- Day 2 -
Réveil à 5h45 pour partir vers 6h30 du refuge. On se prépare à la frontale, les étoiles encore visibles dans le ciel. L'idée : arriver au pied du couloir avant les premières bennes de la journée. Après plusieurs heures de montée dans un décors féérique, on attaque le couloir qui mène à la brèche Puiseux, à plus de 3400m d'altitude. 300m de D+ en crampons et piolet, skis sur le dos... jusqu'à 45° de pente. Conditions « extrêmes » idéales pour tester le sac ARAVIS!
Le coeur tape, la respiration s'intensifie, le vertige pointe son nez... mais l'expérience est dingue. Etre là, au coeur du massif du Mont Blanc, entourée de sommets mythiques, en train de faire deu "ski alpinisme"... c'était fou ! Tout ça avec Jane, mon amie canadienne rencontrée à Squamish 20 ans plus tôt, Liv Sansoz, championne du monde d'escalade et super guide de haute montagne... et Richard Bord, mon ami et colloc' de bureau, qui nous fait un cadeau inestimable en immortalisant ce moment.
J'avais tant de gratitude de pouvoir être là, vivre ce moment magique, avec un sac à dos que j’avais dessiné ! Me dire que j’avais réussi à créer un boulot, un entreprise, une marque, qui me permettait de vivre de genre de truc. C'est fou quand on y pense... C'est là-haut, concentrée sur ma respiration, sur mes mouvements répétés du piolet, des marches qu'on enchaine avec des crampons dans la glace, que j'ai réalisé la chance que j’avais de vivre cette vie.
Cette introspection m'a aussi permis de comprendre pas mal de choses. En fait, dans la vie, que ce soit dans le boulot, pour ses passions, ses relations… rien n'est gratuit, rien n'est acquis. Il faut se donner les moyens de réaliser ses rêves, de vivre aligné.e avec ses valeurs et ce qui nous anime. Comme une course en montagne : il faut se lever tôt, faire des efforts, combattre ses peurs, connaitre ses limites, ne rien lâcher, kiffer, partager le moment présent… et s'entourer des meilleurs.
Plus je montais, plus je maitrisais mes gestes et ma respiration, moins j’avais peur. A la fin, malgré la fatigue et l’altitude, je me suis même mise à kiffer et j’avais pas envie que ça s’arrête. Arrivées au sommet, j’ai compris pourquoi ça s’appelait « la brèche » ! C’était tellement étroit et derrière, moi qui imaginais qu’on allait juste chausser les skis et repartir… Liv a posé un rappel et on a basculé de l’autre côté, au bout d'une corde. Ça aussi c’est important : laisser la place à l’imprévu, à la surprise. L’émerveillement est encore plus intense !
On rejoint le glacier du Mallet et la moins connue « Vallée Noire ». La vue est ouf. On a les cuisses « on fire », mais ces grandes courbes dans la poudreuse d’avril, entre les crevasses et les Grandes Jorasses en toile de fond… c’était juste dingo.
Verdict: le nouveau sac à dos ARAVIS et tous ses accessoires sont validés, même pour ce genre d’aventures un peu « extrêmes » pour le commun des mortels. En mode « sac de rando », il est parfait pour plusieurs jours. On peut donc y accrocher les skis, le casque et même un piolet avec les attaches supplémentaires. Le roll-top permet d’adapter ce qu’on met dedans en fonction de la journée (doudounes, lunch…) et surtout : il est léger et super confortable. Richard, en bon photographe, était évidemment chargé comme une mule. Il utilisait l’ARAVIS en mode « sac photo » avec l’insert optionnel. En plus de ses affaires, il avait deux boîtiers, plusieurs objectifs et même un drone…
Je termine ce récit avec quelques photos « behind de scene ». Merci à toi « crazy Jane » d’avoir partagé ce moment, ces virages, ces sourirs avec moi. Merci Liv pour ton temps, ta gentillesse et ton professionnalisme. C’était vraiment chouette de partager tout ça avec toi. Merci mon Riri pour ces souvenirs que tu nous offres. Tes photos seront toujours là pour nous rappeler à quel point on a de la chance de pouvoir vivre ce genre de choses…
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